Projet 14-18

LE CAMP D'INTERNEMENT DE GARAISON 1914-1918

Un peu d’histoire : présentation du camp

Durant la Première Guerre mondiale, le gouvernement français fait interner les civils originaires de « l’autre camp » alors présents sur son territoire, dans une soixantaine de camps répartis à travers le pays. Parmi ceux-ci, figure le camp de Garaison qui accueillit, entre 1914 et 1919, des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants, de simple passage, résidents temporaires ou définitifs.

D’une capacité estimée à 1300 personnes, le nombre d’internés évolue tout au long du conflit au gré des rapatriements et libérations. Au final, ce sont plus de 2500 personnes qui fréquenteront les bâtiments de l’ancien séminaire.

Si les femmes, les enfants et les vieillards bénéficient de libérations régulières, les hommes en âge d’être mobilisés par les armées ennemies demeurent quant à eux, internés jusqu’à la fin des hostilités. Parmi ces derniers, on recense des individus mariés à des Françaises qui font alors elles-mêmes l’objet d’un internement et dont les enfants nés en France, peuvent être amenés à combattre sous les couleurs tricolores.

L'appel des internés devant le Bazar du Progrès
Internat des hommes
Internat des femmes
Gardes territoriaux chargés de la surveillance du camp
 
 
 
 
 
 

Les projets pédagogiques

Lieu d’histoire et de patrimoine, aujourd’hui Notre-Dame de Garaison est une institution scolaire, un lieu de transmission du savoir. C’est donc assez naturellement que, suite à l’appel à projet lancé par l’État dans le cadre de la commémoration du centenaire de la Première Guerre mondiale, nous avons souhaité élaborer un projet pédagogique afin de réhabiliter la mémoire du « camp d’internement » par l’action de nos élèves. Ce lieu chargé d’histoire, s’offre comme un chantier unique et exceptionnel, nous donnant l’occasion de devenir des acteurs du patrimoine, des passeurs de mémoire, non seulement apprendre mais aussi construire l’Histoire ; non seulement commémorer mais aussi réhabiliter une mémoire laconique, blessée ou parfois honteuse.

Depuis 2014, l’établissement Notre Dame de Garaison est labellisé par la Mission Centenaire [1]. Plusieurs projets pédagogiques ont été organisés dans ce cadre.

[1] « Le label « Centenaire » permet de distinguer les projets les plus innovants et les plus structurants pour les territoires. Les projets retenus figurent sur le programme national officiel des commémorations du Centenaire et sont éligibles à un financement de la Mission du Centenaire. Il confère ainsi de nombreux avantages : visibilité nationale et internationale, notamment à travers sa mise en ligne sur l’agenda du Centenaire, gage de qualité garantissant au projet d’avoir été reconnu comme innovant, structurant et original parmi d’autres propositions. »